Modèle « Exceptionnel » n°18 par Charles Jean Baptiste Collin-Mezin

Modèle « Exceptionnel » n°18 par Charles Jean Baptiste Collin-Mezin

Atelier : Mirecourt

Provenance : France

Année de fabrication : 1950

Longueur du coffre : 361mm

Ouvrage exceptionel. Table et fond en 2 parties modèle Maggini double filets / double volute

En parfait état de restauration, avec des fournitures exceptionnelles et un vernis doré profond

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Biographie

Date de naissance : 1841 à Mirecourt (Vosges)Décès : 1923 à Paris (Ile-de-France)

Carrière professionnelle :
Charles Jean-Baptiste COLLIN-MEZIN a dû faire son apprentissage très jeune auprès de son père, Claude-Nicolas COLLIN, luthier dont on trouve la signature dans des instruments de Nicolas VUILLAUME (Ste Cécile) et de Nicolas François VUILLAUME de Bruxelles.

Dans le recensement de 1856, COLLIN-MEZIN alors âgé de 15 ans est inscrit comme apprenti luthier dans l’atelier de son père. Il quitte son père en 1858 pour se rendre à Paris, mais on ne sait qui il va rejoindre dans la capitale.
En 1861, pour l’anniversaire de ses 20 ans, il est de retour à Mirecourt. De là il rejoint Nicolas François VUILLAUME à Bruxelles comme l’avait fait son père avant lui.
En 1864 il se marie à Mirecourt avec Rose Félicité Aubert, et y demeure les deux années suivantes.

Sur les conseils de Claude Augustin MIREMONT, un ancien élève de son père qui a ouvert son atelier à Paris en 1860, Ch. J.-B. COLLIN-MEZIN quitte Mirecourt en 1867 pour la capitale. Là, au 14 et 18 rue de Faubourg Poissonnière, il s’installe dans un atelier précédemment occupé par Victor RAMBAUX qui s’est retiré à Mirecourt. L’atelier est proche celui de MIREMONT, et COLLIN-MEZIN y reste jusqu’en 1876.

S’il rencontre quelques difficultés dans les premiers temps, il acquiert une bonne réputation pour la qualité de ses violons, mais aussi pour ses travaux de restaurations, auprès des solistes de son temps, tels que SIVORI, MASSART, CHEVILLARD et JOACHIM.
A la mort de sa femme en 1875 à Mirecourt, son fils Charles Louis reste à Mirecourt chez sa grand-mère MEZIN. COLLIN-MEZIN se remarie avec Marie-Thérèse NIEU et déplace son atelier d’abord au 10 Faubourg Poissonnière en 1876, puis au 29 Faubourg Poissonnière en 1891.

Travaux :
Durant ses premières années parisiennes, COLLIN-MEZIN suit un modèle largement influencé par Mirecourt, caractérisé par un grand patron de 360 mm et au delà, et recouvert d’un vernis jaune orangé typique. En général Le dos des instruments est d’une seule pièce en érable à ondes larges.

A partir du moment où il s’installe au 10 Faubourg Poissonnière, un changement décisif se produit. La taille des violons est alors comprise entre 355 et 358 mm, avec quelques exceptions. Le modèle perd de son hardiesse pour gagner des contours plus classiques.

Les dos sont faits en majorité de deux pièces d’érable abondamment pourvus d’ondes moyennes. Un riche vernis de couleur jaune-orangé ou brun-orangé habille ses instruments. Les filets, plus foncés, gagnent en épaisseur.

Dans les années 1890 la qualité du bois change à nouveau, avec une préférence pour un érable aux ondes larges et vives. Le vernis devient d’une couleur brun-jaune transparente.

Marques et étiquettes :
COLLIN-MEZIN a toujours été un utilisateur féru de marques et étiquettes.
En plus de l’étiquette les instruments sont signés à l’intérieur, au crayon ou à l’encre, selon les périodes.
L’indication de la date de fabrication se trouve à la fois sur l’étiquette et sur l’intérieur du fond.
Nous n’avons pas trouvé de règle logique à ces pratiques sauf que la marque ne se rencontre plus après 1878, selon notre expérience personnelle.

Ateliers :
1864-67 : Mirecourt
1867-76 : Paris, 18 puis 14 Rue de Faubourg Poissonnière
1876-91 : Paris, 10 Rue de Faubourg Poissonnière
1891 : Paris, 29 Rue de Faubourg Poissonnière

Honneurs et récompenses :
En 1878 lors de l’Exposition universelle de Paris, COLLIN-MEZIN reçoit une médaille d’argent pour la qualité de son vernis et la sonorité de ses instruments.
En 1889 il reçoit la même récompense, mais en 1900 il obtient finalement le premier prix.
On lui a décerné le titre d’Officier de l’Académie des Beaux-Arts.

UGS : n° A099 Catégorie :

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